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Projet Réseau 3 (2018-2019)
jeudi 26 novembre 2020
mardi 19 février 2019
l'ARVA
dimanche 17 février 2019
CR de Cordélia
présents: Cordélia, Michel et Mick.
Explorgnac, épisode 9
Après un topo passionnant sur le
Messinien (moyen mnémotechnique : joueur de foot) par Michel,
nous voici partis en équipe réduite de 3… Et oui, y’en a qui
sont au ski, d’autres au Laos et d’autres qui gardent les
gosses ;o) ! Direction Orgnac, réseau 3. C’est toujours aussi
grand et beau, Ô !
Après passage du puits équipé en
décembre par Eloïse et Pierrot, nous voici sur la vire
« pégueuse ». Ben c’est pas évident pour moi.
Heureusement Mick m’apprend la technique du balancier… je me
balance donc et j’avance.
Au bout : une galerie (encore
GRANDE) et un bon début de désob. Et bien c’est pas large, ni
haut sur 10m… Mais comme Noé est passé, je me dis que je peux y
aller…Mick me demande de poser l’ARVA le plus loin possible. Je
m’exécute. Bien sûr là bas y’a pas de rond point. Alors je
pose l’ARVA et quelques reculons + vire + puits plus tard, Mick et
son ARVA 2 en main tente de capter le signal dans la galerie qui
croise à angle droit au dessus… Et bien résultat : rien de
rien. Il y a plus de 30m entre les 2 boîtiers. Allez, c’est bon
signe : ça ne doit pas se rejoindre !
Après une balade au milieu des
concessions nous retrouvons le balisage rose (oui, oui, souvenez
vous, celui posé par ceux qui sont venus en décembre) puis la
sortie… et les 3 bières de Mick.
Trucs et astuces:
Cordélia a testé pour vous, les filles, le caleçon long de cyclisme avec insert gel (Décathlon, 35 euros) sous la combinaison : c'est parfait pour amortir le baudrier et aussi les glissades sur les fesses ! Top confort !
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jeudi 7 février 2019
escalade des coupelles
Sortie
du 03/02/2019
présents:
Noé Vergez, Benoît Paravel et Mickaël Leroy
entrée:9h30
sortie:19h00
L'objectif
de la journée fût l'escalade d'une cheminée repérée le dimanche
précédent dans la salle des coupelles.
C'est
lourdement chargé que nous arrivons vers 10h30 au niveau de la
grande barrière. A partir de là, nous changeons de chaussures et
de combinaison pour ne pas salir cette partie de la cavité
extrêmement bien conservée. Quelques enjambées plus tard, nous
voilà devant le but de notre
venue:
une superbe cheminée d'environ 10m de diamètre à sa base, et si
haute qu'on distingue à peine le sommet malgré nos puissants
éclairages. Je commence l'escalade en libre sur la première coulée,
ce qui permet de rapidement gagner une quinzaine de mètres.
L'installation d'une corde sur une grosse stalagmite permet à Noé
et Ben de me rejoindre. Réunis sur ce confortable palier, nous
avalons rapidement nos sandwich avant de reprendre. La suite est plus
verticale et se fait en artificiel sur une roche couverte de
moonmilch. Il faut gratter sur environ 1cm pour trouver un support
suffisamment dur pour planter les gougeons. Je me déporte de
quelques mètres sur la gauche pour atteindre un départ,
malheureusement sans suite... Je reprend donc l'escalade dans l'axe
verticale puis atteins une dizaine de mètres plus haut un second
grand palier, assez similaire au premier. Je renouvelle l'opération:
pose d'amarrages, installation de corde et quelques minutes plus tard
mes compagnons me rejoignent.
A
ce stade, nous sommes une trentaine de mètres au dessus de notre
point de départ, et le dernier tronçon est complètement en dévers
sur un rocher encore moins fiable que précédemment. En effet, je
constate rapidement qu'il est difficile de trouver un bout de roche
de bonne consistance, ce qui m'oblige à rapprocher mes dégaines. Je
fini par atteindre le sommet avec seulement un gougeon en stock... Il
était temps d'arriver!
Depuis
le sommet, deux possibilités de suite:
-sur
ma droite, je redescend de quelques mètres pour atteindre un départ
de galerie d'environ 2m de haut par 3 de large. Noé et Ben me
rejoignent, et une fois de plus nous buttons au bout de quelques
mètres sur un bouchon de calcite. Pas de suite de ce côté là,
cependant les lieux sont magnifiquement décorés de buissons
d’excentriques et d'aiguillettes. Nous découvrons également un
squelette plutôt récent de chauve-souris, venue mourir bien loin de
l'entrée, ce qui interroge sur une possible connexion avec la
surface.
-sur
ma gauche, l'autre départ est un peu plus compliqué à atteindre.
J'arrive au bout de la corde de 100m que j'avais. J'utilise donc la
corde d'escalade pour franchir la dizaine de mètres de corniche. Au
bout de cette corniche, me voilà devant une ultime escalade
d'environ 8m. Noé me rejoins pour m'assurer, je finis mon ascension
en libre et atteins une autre petite salle de 3x3, qui marque la fin
de notre exploration.
le boyau
Sortie
du 27 janvier 2019
présents:
Noé Vergez, Léo Vergez, Mickaël Leroy
entrée:
9h45 sortie: 17h00
Étant
aujourd'hui en équipe réduite, nous décidons de poursuivre
l'ouverture du boyau de la galerie de la vire. Nous arrivons sur
place en moins d'une heure et demi, on commence à bien connaître le
parcours! Nous commençons par briser un bloc situé en plein milieu
et gênant le passage. Ce dernier cédera facilement. Malgré cet
aménagement, le travail dans le boyau reste assez inconfortable.
Moins de 30cms de haut, la tête en bas, je pioche le sol et
évacue le remblais dans une petite barquette de 5l que je fais
passer tant bien que mal à mes camarades situés à l'arrière. Au
bout d'environ une heure, je bute sur des blocs légèrement
calcifiés entre eux. Bien fatigué, je laisse ma place à Noé qui
ne lâchera plus la place! Les blocs se détachent finalement plutôt
bien du sol. Caillou après caillou, nous voyons Noé disparaître
peu à peu dans le conduit et croyons bien qu'il a enfin franchi
l'obstacle. Il n'en est rien, il buttera 10m plus loin sur une
nouvelle étroiture à désobstruer...
Nous
sommes un peu déçus, ce n'est pas encore cette fois que la grotte
livrera ses secrets... Mais tout n'est pas perdu pour autant, la
présence de courant d'air, la morphologie de la galerie et son
orientation nous confortent dans notre envie de poursuivre cette
désobstruction, mais les besoins en main d’œuvre vont être
dorénavant plus important.
Sur
le retour nous faisons un crochet par la salle des coupelles et
repérons une escalade d'une quarantaine de mètres qui reste à
réaliser. Un bel objectif pour les sorties futures.
Phénomène
plutôt rare, nos mesures de CO² ont révélés des taux à 2,1%
aussi bien au carrefour que dans l’orfèvrerie, alors que l'on
observe d'habitude un écart de 0,6% entre ces deux points. Par
rapport au dimanche précédent, nous avons constaté une baisse
moyenne de 0,5% dans l’ensemble du réseau.
la vire (suite)
Sortie
du 20 janvier 2019
Présents:
Stéphane Tocino, Stéphane Guillard, Béatrice Racapé, Erik Van Den
Broeck, Noé Vergez, Mickaël Leroy
entrée:
9h30 sortie: 19h00
A
notre habitude nous nous retrouvons pour 9h à l'aven. Le temps de
préparer le matériel et nous voilà à descendre les escalier à
9h30. Vers 10h30, nous arrivons à l'entrée du réseau 3 et le
groupe se sépare alors en deux:
-d'un
côté Stéph Tocino et Noé retourne à l'escalade commencée jeudi, au niveau du "carrefour". Le but était
de revoir les lucarnes entrevues la fois dernière. Après la pose de
quelques gougeons, le duo s’aperçoit vite qu'il n'y a pas de
suite. Une corde est laissée en place pour revenir faire la
topographie.
Noé retournant à l'escalade |
-l'autre
équipe composée de Steph Guillard, Erik, Béa et Mick se rend au
"réseau des grands puits". Sur place, nous nous
répartissons les tâches: Erick entame la topographie, tandis que
Mick commence le déblaiement du boyau entrevu lors de la session du
6 janvier. De leur côté, Steph et Béa achève l'équipement de la
main courante, et récupère le vieux matériel des années 2000 en
vue de le ressortir.
Vers
16h, Béa et Steph G rejoignent Mick à la désobstruction qui à
réussi à avancer d'environ 3 mètres. Dans la foulée arrivent
Steph T et Noé qui reviennent de l'escalade. Ils ont croisé Erick
qui, pas très en forme, préfère ressortir tranquillement.
Nous
voilà donc à 5 devant ce chantier qui ne nécessite pas tant de
main d’œuvre. Du coup, Steph T et Noé retournent de l'autre côté
de la vire établir une stratégie pour atteindre une lucarne à 15m
du
sol.
Ils tenteront leur chance par le haut via la galerie des cristaux,
mais la galerie est toujours inatteignable. Il faudra revenir partir
depuis le bas.
Vers
18h, tout le monde se retrouve au "col" dans la galerie du
réseau 3 avant de regagner la sortie.
Le
rééquipement des parties verticales dans le réseaux des "grands
puits" aura été très chronophage, presque 3 sessions à poser
amarrages et cordes! Cependant ce travail facilitera grandement la
suite des explorations dans cette partie complexe du réseau où
subsistent de nombreux points d'interrogations. Il reste également
un important travail de relevé topographique à effectuer.
Côté
CO², les taux sont toujours stables entre 2,4 et 3%.
![]() |
sur la droite "la vire" qui nous aura occupé un bon moment... |
escalade au carrefour
Sortie du 17 janvier 2019
Présents : Stéphane Tocino et
Mickaël Leroy
Objectif : Escalade du fond de la
galerie EST au départ du réseauIII. CR de Stephane.
Départ sous terre : 9h50
Arrivée départ de l’escalade :
10h35
Début de l’escalade : 10h50
Fin de l’escalade : 12h15
Départ pour sortie : 14h
15h Salle De Joly.
TPST : 4h50.
Après un retard à
l’allumage pour cause de sabotage de réveil (on n’en voudra pas
à la fille de Mike qui a arrêté son réveil avant qu’il ne soit
réveillé : il a passé sa nuit au boulot … Belle
motivation !), le matos est préparé, on part sous terre.
Arrivés au départ de l’escalade nous sommes bien chauds (en
nage), on s’équipe, on boit un coup, le matériel et les
chaussures du grimpeur sont propres. L’escalade commence et Mike
remarque deux squelettes de chauves-souris (photo 3) qu’il
matérialise avec mon Aventi car j’ai failli y marcher dessus sans
les voir.
La première longueur
commence en rive droite par une traversée en vire où se trouvent
quelques belles excentriques, avant d’attaquer la partie verticale.
Après avoir planté les trois premier gougeons de la partie
verticale, Mike se déplace « corde tendu » avec le matos
pour éviter le « trop de tirage », ce qui va permettre
un appréciable gain de confort pour le grimpeur. L’escalade se
poursuit vers le départ d’une galerie « sup »
qui s’oriente suivant le même axe que la galerie principale qui
elle, se termine par colmatage d’argile. On passe ensuite par une
zone moins verticale où la pente est encombrée d’argiles très
sombres. Sur le côté droit se trouve un massif concrétionné très
blanc et propre. On fait le choix de progresser sur le propre, afin
de ne pas « empéguer » le matériel. Un relais est
installé en haut de la cheminée, et on devine la galerie qui semble
partir plein EST.
Une traversée est
nécessaire pour mettre pied dans cette galerie (estimé à 3m de
large, 5m de haut, marques visible d’écoulements dans le plafond,
sol dans des argiles en forme de V).Un départ juste derrière le
relais est vu : ça queute. Deux ancrages plus tard, le second
relais est installé dans cette galerie dont les parois sont
recouvertes de choux fleurs identiques à ceux que l’on peut
observer à l’orfèvrerie. Les argiles au sol semblent avoir été
« remaniées » et sont un peu calcifié (ça craque sous
les pieds).
A une dizaine de mètres
dans cette galerie se trouve l’ouverture d’un large puits (sept
mètres de diamètre estimé, et quinze mètres de profondeur estimé)
avec au départ une grosse stalagmite. Il est midi et demi, je
propose à Mike de faire demi-tour, lui aimerait bien descendre le
puits (il a un doute sur le fait que nous soyons au-delà du
colmatage de la galerie principale au-dessous de nous)… Mike équipe
le puits avec la corde d’escalade qui est fixée au relais « juste
pour voir »… puis après avoir trouvé le « plein
gaz » descend le puits jusqu’au fond… Je le questionne…
Il me dit avoir vue sur une superbe de la galerie où se trouve la
bouteille d’eau que nous avions laissée au départ de l’escalade…
Je récupère une partie
du matos, rééquipe le puits avec la corde statique de liaison dont
le nœud de fin de corde se trouve 50cm au-dessus du sol. En revenant
au pied de l’escalade, nous trouvons un couteau planté dans
l’argile de marque GERBER visiblement récent. Je ne sais pas qui
et quand on a pu l’oublier ici…
En
haut du puits reste : 16 dégaines dont quatre gougeons, la
corde d’escalade, trois plaquettes sans les vis, deux petites
dyneema, grigri, étriers, matos à spiter complet mais sans spits,
trois mousquetons à vis.
A 14h, nous sommes à la
bouteille, on réorganise les sacs, et on prend la sortie.
Douze gougeons ont été
posés, 6 amarrages forés réalisés, 6 amarrages naturels utilisés
pour l’escalade et l’équipement du puits. Il reste à voir deux
départs en haut de la cheminée, faire trois visées, et peut être
une paire de photos avant de probablement devoir démonter…
Un
point d’interrogation supplémentaire qu’on aura levé dans ce
trou qui, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il se défend
bien !
![]() |
l'escalade (cercle) ressort au bout de la galerie au dessus du personnage rouge |
la vire
sortie
du 06/01/2019
présents:
Noé Vergez, Pierre Blachier, Mickaël Leroy
entrée:
9h30 sortie: 18h45
L'objectif
du jour était de poursuivre l'équipement du réseau des grands
puits. Mesure du CO² : 2,8%, on est bon ! Une fois à la
base du premier puits, équipé la semaine précédente, Noé et Mick
attaquent le remplacement de la main courante et des
amarrages en place depuis les années 2000. Nous avons fait le choix
de la durabilité en utilisant du matériel inoxydable pour éviter
tout problème de corrosion. Il nous a fallu planter plusieurs spits
inox pour rendre de nouveau praticable cette traversée. Le travail a
été rendu pénible par la présence d'argile qui rend la paroi
grasse et glissante. Pendant que le duo se bat avec la glaise, Pierre
se charge d'installer une corde pour descendre le puits que surplombe
la vire. Il amarre sa corde sur les points que nous venons de poser,
fait un Y quelques mètres plus bas puis amorce la descente. Le
détecteur de CO² se mettant en alarme, il n'ira pas plus bas pour
aujourd'hui. Après vérification, la base du puits est à 3,6%, on
reviendra plus tard...
Le
temps passant vite sous terre, il nous faudra faire demi-tour avant
d'achever l'équipement.
![]() |
on voit pas l'heure passer sous terre! |
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